Ce qui est propre à Marrakech
Ici, une grande partie de la patientèle n'est pas sur place. Elle
découvre le centre en ligne, décide à distance, vient pour un séjour
court, puis repart. Tout ce qui, ailleurs, se règle au comptoir en
deux minutes doit être organisé par écrit, à l'avance, et souvent
dans une autre langue.
La conséquence est nette : ce n'est pas la qualité du geste qui fait
perdre les dossiers, c'est le temps de réponse, les allers-retours
pour obtenir une photo exploitable, et le flou sur ce que comprend le
séjour. Le patient qui hésite entre deux pays choisit celui qui lui
rend les choses lisibles.
Enfin, ces échanges contiennent des données de santé. Photos,
antécédents, traitements en cours. Elles circulent aujourd'hui, dans
beaucoup d'établissements, dans des messageries personnelles. C'est un
risque pour le patient comme pour le centre, et c'est corrigeable.